L'intersyndicale a interpellé Dominique Riquet en sa qualité de député européen pour ainsi « voir la position d'un représentant de la majorité présidentielle et l'interpeller en tant que membre d'une commission transport au sein du parlement européen. »
L'intersyndicale de la gare de triage de Somain ne lâche rien. Plans successifs de restructuration, diminution du temps de travail, des effectifs : l'avenir du fret à Somain rime avec inquiétudes et incertitudes.
Des événements qui provoquent la réaction des syndicats, se traduisant notamment par une opération escargot (le 5 février) et une manifestation à Valenciennes (le 20 février). « Petit à petit, on se vide, explique Willy Dans, syndicaliste Sud-rail avant d'ajouter : On utilise tous les recours possibles pour éviter la fermeture. »
C'était vendredi 5 mars, en sortant d'une réunion avec Dominique Riquet, maire UMP de Valenciennes. Le but premier étant de réussir à transmettre, par son intermédiaire, une lettre pour le président de la République.
Sauver l'industrie en sauvant Somain ?
L'intersyndicale a interpellé Dominique Riquet en sa qualité de député européen pour ainsi « voir la position d'un représentant de la majorité présidentielle et l'interpeller en tant que membre d'une commission transport au sein du parlement européen. »
Et la période choisie n'est pas un hasard, à deux semaines des élections régionales, les syndicalistes espèrent se faire entendre. Du moins, ils profitent de l'occasion.
Le 4 mars dernier, Nicolas Sarkozy, aux Etats généraux de l'industrie à Marignane, a exprimé sa volonté de sauver ce secteur.
« Le triage de Somain est un acteur important dans le Douaisis. C'est un outil industriel. »
L'intersyndicale demande clairement au Président « d'intervenir par un geste fort par rapport au Grenelle de l'environnement et par rapport à l'annonce faite à Marignane ».
L'augmentation du transport routier, à la place du fret, si Somain ferme, entraînerait inévitablement une recrudescence de camions sur les routes. Un coup dur pour le Douaisis et les salariés du fret. Elections obligent et actualité propice, les syndicalistes espèrent voire les événements changer et sauver leur peau.
« Si on casse l'outil industriel, on aura du mal à redémarrer ! », annonce le syndicaliste. Une chose est sûre, l'intersyndicale compte bien se battre pour sauver les emplois et garder sa gare active.
Article rédigé par :
Delphine Kwiczor