
43 commerces ont fermé en 2009.
Le commerce de proximité connaît une profonde crise. Les fermetures se multiplient, certains commerçants ont accusé une baisse de 50% de leurs chiffres d'affaires. Un état des lieux inquiétant...
Le commerce de Douai souffre. Les boutiques sont de plus en plus nombreuses à baisser le rideau. Tous les quartiers sont touchés par ce phénomène inquiétant.
On le sait, le commerce douaisien accuse depuis des années un manque d'attractivité. Tous les élus se rejoignent sur ce constat. Le commerce local doit faire face à une rude concurrence des centres commerciaux du Pas-de-Calais.
Baisse de 50% de chiffre d'affaires
Mais ces derniers mois, le phénomène semble s'accélérer. Certaines fermetures, comme les deux boulangeries Paul, brutalement annoncée en début d'année, symbolisent la difficulté de la ville à attirer les grandes marques et les grandes enseignes.
Bernard Galland, président de l'Union Commerciale douaisienne, confirme la profonde crise du commerce douaisien. « C'est la crise partout, dit-il. On voit de plus en plus de commerçants qui abandonnent. C'est d'ailleurs un véritable drame. Ils vont devoir payer pendant des années sans toucher aucune indemnité.»
Selon l'UCD, au cours des mois de janvier et février dernier, certains commerces ont accusé une baisse de 50% de leurs chiffres d'affaires.
« Seuls, les commerces qui ont les reins suffisamment solides peuvent résister et supporter trois mois de calme », observe Bernard Galland.
Autre signe qui ne trompe pas. L'immobilier commercial a basculé. Depuis quelques mois, l'offre de locaux commerciaux était supérieure à la demande.
« Depuis que je suis à Douai, l'offre de locaux commerciaux n'était jamais supérieure à la demande.» Toujours d'après l'UCD, quelque 60 enseignes seraient vides actuellement à Douai. Or l'immobilier commercial reste très cher. Un local commercial de 40m2 dans le vieux Douai se loue à 1800 euros par mois.
Parkings impraticables
Cette crise du commerce a des raisons conjoncturelles.
Les banques pratiquent aujourd'hui la tolérance zéro. Elles sont de plus en plus frileuses à prêter de l'argent et sévères pour les comptes débiteurs et les nouvelles lignes de trésoreries.
Mais, selon Bernard Galland, des raisons locales expliquent également cette crise du commerce de proximité.
« Les parkings sont impraticables, estime-t-il. Je pense aux parkings à barrière comme celui de la Place Carnot dont la barrière ne fonctionne pas. Donc vous avez des véhicules qui sont garés toute la journée. Il est donc toujours aussi difficile de se garer en centre-ville pour le client. De même, les parkings ne sont pas fléchés, c'était pourtant une promesse de la mairie.»
Selon les statistiques de la Chambre de commerce et d'industrie, cette crise remonte à 2009. Cette année, 43 commerces ont fermé leurs portes
Article rédigé par :
Laurent Goudet