Article du 27/02/2010 à 12:40
Aniche : violent avec sa mère puis avec les policiers
Le procès a eu lieu mardi 23 février 2010.
En décembre dernier, Grégory Gobert, considéré comme violent, s'en est pris à sa mère puis aux policiers. Il reste en prison.

Le cheveu ras, l'air dur, habillé tout en noir. L'homme qui rentre menotté entre deux policiers dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Douai ressemble à une brute. 

Grégory Gobert, 29 ans, est prévenu de violences sur sa propre mère et sur les fonctionnaires de police venus l'interpeller à Aniche le 22 décembre dernier. Il devait être jugé en comparution immédiate mais de multiples renvois ont repoussé son jugement à ce mardi 23 février.

L'individu a un casier judiciaire rempli de condamnations diverses pour dégradations, vols et violences depuis 2002. Il est décrit comme particulièrement violent par de nombreux proches. Mais il continue à nier les faits comme il le fait encore à la barre ponctuant les propos du président Darvennes de «oui» ou de «c'est pas vrai». Ces petites phrases desservent sa défense et son avocate lui glisse un mot à l'oreille pour qu'il arrête...

Des témoins prétendent que ce 22 décembre chez sa mère où vit Grégory Gobert il l'aurait violemment frappée. Pendant que le fils sniffe de l'essence, la mère boit plus que de raison et se drogue peut-être même aussi. Dans ce foyer anichois, divers produits font tourner la tête des protagonistes de cette histoire.

Le fils sniffe de l'essence et la mère boit

Toujours est-il que les policiers alertés par une amie de la victime constatent à leur arrivée que la mère de Grégory Gobert est allongée, complètement saoule dans son canapé, la joue rougie par des coups. Pour les fonctionnaires de police, il ne fait aucun doute que Grégory Gobert a frappé sa mère (comme le prétendent les témoins présents) et ils l'interpellent.

Seulement la violence de l'Anichois n'en reste pas là et il s'en prend aux policiers. Des insultes, des coups de tête contre les hommes mais aussi contre les vitres du fourgon. «On a dû utiliser le taser pour vous calmer », rappelle le président Darvennes. Grégory Gobert confirme : «Ouais, j'ai eu quatre coups de taser ! » 
C'est la seule chose qu'il reconnaît d'ailleurs, avoir été violent lors de son interpellation. Concernant les violences sur sa mère, Grégory Gobert nie en bloc et a une toute autre version. Elle aurait été frappée par son dealer qui la fournit en shit et en alcool... Les témoins ne sont pas crédibles pour lui. «Elle, c'est mon ex, elle picole avec ma mère.» Sauf que cette maman a eu des phrases lourdes de sens comme «j'étais moins malheureuse quand il était en maison d'arrêt» ou «il ne travaille pas, il ne fait rien et il me fait peur».

Son avocate essaye de faire valoir l'absence de preuves matérielles et la faible crédibilité des témoignages : «la victime a quand même dû aller en cellule de dégrisement». Elle va même jusqu'à demander la relaxer pour les violences contre sa mère. Le ministère public requiert lui 18 mois de sursis dont 9 assortis du sursis mise à l'épreuve, avec le maintien en détention.

Cette peine plancher est finalement retenue par le tribunal qui condamne Grégory Gobert à 18 mois de prison dont 12 assortis du sursis mise à l'épreuve avec obligation de soins et maintien en détention.                  

Article rédigé par :
Bruno Place

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