Les forains ne décolèrent pas. La mairie ne souhaite plus voir de manège sur la place d'Armes. Jacques Vernier cherche une solution.
Une décision soudaine et surprenante qui ne laissera pas les douaisiens insensibles. C'est ce que dénonce Frédéric Chéreau, élu de l'opposition.
Il était présent sur la place d'Armes ce samedi 27 février près du manège. Ce même manège qui semble poser problème à Jacques Vernier, maire de Douai. L'adjointe aux fêtes, Brigitte Dehaese, a convoqué jeudi dernier les forains concernés pour leur annoncer que leurs installations ne seraient plus les bienvenues sur la Place d'Armes et ce dès le prochain changement de manège, c'est-à-dire lundi 1er mars.
Succès populaire
L'aspect esthétique semble être le seul argument : le manège dépare la vue du Beffroi. Depuis les délais ont été revus. Un mois de sursis leur a été accordé mais les forains ne décolèrent pas.
Comme le rappelle Frédéric Chéreau :
« Jacques Vernier a le droit de son côté. Au-delà du fond, il faut considérer la forme. Il n'y a eu aucune discussion. Cette décision s'apparente à un licenciement sans indemnité ».
Il faut préciser que les deux forains qui se relaient tout au long de l'année sur la Place d'Armes n'ont pas d'autres activités. Ils travaillent avec la municipalité depuis 14 ans pour Annie Kowalka, propriétaire du Royal Baby et huit ans pour Alain Aelters propriétaire du Paris Méditerranée.
Ce dernier prévoyait même d'installer un paravent aux couleurs des Gayant aux abords de son manège.
Il confirme : « les maquettes avec les enfants de Gayant et le beffroi en façade étaient prêtes. J'ai tout fait arrêter ».
Un aménagement qui devait protéger les utilisateurs du froid et du vent. Fonction qu'accomplit actuellement la bâche incriminée par Jacques Vernier.
Alain Aelters explique aussi qu'il a « pris un crédit de dix ans pour acquérir ce manège... je l'ai acheté, il y a deux ans seulement ».
Les forains sont soutenus par l'association Sauvons la Place du Barlet. Nombreuses sont les familles qui semblent attachées à ce seul point d'animation en centre-ville. Le maire doit les voir dans quelques jours afin de trouver une solution et un nouvel emplacement.