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Dossier du 26/10/2009 à 13:59
Salaire et indemnité : 16 élus du Douaisis au banc d'essai
L'Observateur fait le point sur les salaires et indemnités des principaux élus de l'arrondissement.

4784 euros pour le président de la CAD
Christian Poiret

A 4784 euros, Christian Poiret fait partie des élus les mieux rétribués du Douaisis. Au total, cet élu divers droite occupe trois mandats. Il perçoit 4209 euros en tant que président de la Communauté d'agglomération du Douaisis, 500 euros comme conseiller général. Enfin ses indemnités de maire de Lauwin-Planque s'élèvent à 75 euros. Concerné par le cumul des mandats, la loi lui impose un écrêtage de ses indemnités. 
A celles-ci s'ajoutent ses revenus liés à sa fonction de directeur de site à mi-temps au sein d'une entreprise spécialisée dans le négoce de métaux. Il y fait carrière depuis 30 ans. S'il estime que les élus sont correctement rétribués, il souligne le problème de la retraite qui n'existe pas dans le statut d'élu. « A la CAD, je n'ai pas le sentiment de travailler. La politique est une passion pour moi. » 

Seulement 2676 euros net pour le député
Jean-Jacques Candelier

Il a été l'un des premiers élus à répondre à nos questions.  Malgré ses trois mandats de député, président de la Communauté de communes Coeur d'Ostrevent et maire de Bruille les Marchiennes, Jean-Jacques Candelier touche de faibles indemnités. L'ensemble de ces indemnités mensuelles par ces trois mandats s'élèvent à 7412 euros par mois. 

Comme tous les autres élus communistes, il réserve la totalité de cet argent au Parti Communiste qui lui octroie un salaire de 2676 euros net par mois.  En sachant également que Jean-Jacques Candelier est également touché par l'écrêtement pour le mandat de maire. 

Il n'a aucune activité professionnelle ni d'avantages en nature. Jean-Jacques Candelier avoue tout de même posséder un pied à terre sur la côte pour y passer ces vacances d'été. Du coup, l'élu communiste fait sans doute partie des élus les moins bien rétribués dans le Douaisis au regard de ses nombreuses responsabilités. 

 Jacques Vernier, 
6152 euros d'indemnités
Il a fallu un peu d'obstination pour obtenir le montant des indemnités du maire de Douai, Jacques Vernier. Au total, il perçoit 6152 euros net pour ses trois mandats : maire, vice-président de la CAD et conseiller régional. 

Mais ce n'est pas tout, Jacques Vernier occupe également plusieurs fonctions éminentes au sein du ministère des transports. Il préside l'Institut national de l'environnement et des risques industriels ainsi que la commission des transports de matières dangereuse. Enfin, il fait partie du conseil supérieur des risques technologiques. Alors qu'il prévoit de prendre sa retraite professionnelle en juillet 2010, il continue de noircir les pages de son agenda, le week-end et la semaine. Jacques Vernier a refusé de donner le montant de son salaire. 

Lors d'un dossier consacré à l'argent des élus, l'Observateur du Douaisis avait évalué en novembre 2006 un revenu global mensuel de 8000 euros. 

3000 euros par mois
Freddy Kaczmarek
Le maire d'Auby occupe également les fonctions de député suppléant, président du SMTD, vice-président de la CAD, vice-président du SICAIE, vice-président ACOM France, administrateur du CAT de Montigny-en-Ostrevent, administrateur de la Mission Bassin Minier et enfin administrateur de Maisons et Cités. Les indemnités correspondant aux mandats de Freddy Kaczmarek se déclinent comme suit : maire : 1845 euros, président du SMTD : 1125 euros, vice-président de la CAD : 2096 euros, vice-président du SICAIE : 540 euros. Les autres fonctions ne sont pas rémunérées. Ces indemnités sont reversées dans leur totalité à la Fédération du Nord du PCF soit 5606 euros. 

La Fédération reverse ensuite à Freddy Kaczmarek une part égale au salaire qu'il percevait avant de quitter ses fonctions professionnelles (en 2008). 

Il était auparavant chargé de mission pour le développement économique à la Ville de Seclin et touchait 3000 euros par mois.
Freddy Kaczmarek possède une voiture de fonction en tant que président du SMTD. Quant à son patrimoine, il est proche de zéro : il loue sa maison à Auby. Freddy Kaczmarek, comme beaucoup d'élus, insiste sur l'absence de vrai statut des élus : «les élus n'ont pas de caisse de retraite, d'où les difficultés des élus à temps plein». 

Environ 4550 euros
Patrick Masclet
n Patrick Masclet cumule trois mandats : maire d'Arleux, conseiller régional, vice-président de la CAD. Il est aussi président de l'association des maires du Nord et vice-président de l'association des maires de France.

Patrick Masclet est actuellement en quelque sorte en mise à disposition. Ce professeur agrégé ne travaille plus pour occuper ses fonctions à temps plein. Il a un temps travaillé à mi-temps mais s'est vite rendu compte que c'était «incompatible».
Ces activités au sein de l'association des maires sont totalement bénévoles. Même les frais sont en majorité à sa charge. « On me rembourse seulement mes allers-retours quand je me déplace à Paris.»

Patrick Masclet se pose beaucoup de questions par rapport à sa retraite. Selon ses calculs, compte tenu de sa situation actuelle, il  ne toucherait que 1000 euros par mois. «Je m'interroge et je me demande si je ne vais pas reprendre une activité professionnelle.» Question patrimoine, il est propriétaire de sa maison.  

6995,26 euros net par mois
Thierry Lazaro
Le député UMP Thierry Lazaro est également maire de Phalempin et occupe les fonctions de président d'un syndicat de traitement des ordures ménagères (Siriom). Son indemnité parlementaire s'élève à 5245,26 euros en net par mois. Celles liées  à la fonction de maire de Phalempin s'élèvent à 1450 euros. Enfin, il touche 300 euros pour le Siriom. Ce qui fait un salaire confortable de 6995,26 euros net par mois. 

1771 euros de salaire 
Alain Bruneel
n  Le maire de Lewarde est également conseiller régional, il y dirige d'ailleurs le groupe communiste. Sans compter son mandat de conseiller communautaire à la Communauté de communes du Coeur d'Ostervent. Au total, il reverse au PC de 3900 euros dont 954,98 euros d'indemnité en tant que conseiller cimmunautaire. Au final, le PC lui reverse un salaire de 1771 euros. Il précise qu'il ne possède aucun patrimoine. Sa maison est la propriété de son épouse. 

3168,80 euros  
Claude Merly
L'édile marchiennois n'a pas 36 mandats. Il occupe les fonctions de maire de Marchiennes et siège en tant que conseiller communautaire au Coeur d'Ostrevent. Pour ses fonctions de maire, "Pépé" Merly perçoit une indemnité de 1768,80 euros. Salarié de La Poste en tant que facteur, il touche un salaire de 1400 euros. Il a repris le travail ce lundi matin en mi-temps thérapeutique suite à une opération du genou. Il ne bénéficie d'aucun avantage en nature. Claude Merly n'a pas de patrimoine immobilier : il est en location.

2020 euros 
pour Jacques Michon
n Le maire de Waziers est également  conseiller général, conseiller communautaire de la CAD et vice-président du SMTD.
Les indemnités de Jacques Michon se déclinent comme suit : maire 1669 euros, conseiller général 2570 euros, conseiller de la CAD 203 euros, vice-président du SMTD 588 euros. Sur l'ensemble de ces sommes, un salaire de 2020 euros lui est octroyé par la Fédération du Nord du PCF, salaire auxquels s'ajoutent 500 euros pour les frais divers. «Tout le reste est reversé à l'association de financement de mon parti, le PCF et ma section». Jacques Michon n'exerce pas d'activité professionnelle. Il bénéficie d'un véhicule de fonction par le SMTD, «une Clio». Question patrimoine, il déclare juste un «mobile-home » à Hardelot...  

4900 euros, salaire 
de Dominique Bailly
Le maire socialiste d'Orchies est également président d'une communauté de communes, conseiller régional, Dominique Bailly déclare gagner « 4900 euros nets par mois pour faire vivre (sa) famille ». 

«Je suis un fonctionnaire en détachement.» Fiscaliste de formation, son ancien ministère l'oblige à cotiser pour sa retraite sur les indemnités qu'il perçoit. «Je n'ai aucun autre avantage» même en tant que président du groupe socialiste à la Région, une fonction qui l'amène à « gérer 46 élus du groupe majoritaire». Depuis qu'il est élu, depuis qu'il a choisi de se consacrer entièrement à la politique et à ses mandats, en 1997, Dominique Bailly a perdu les avantages que pouvait lui apporter son ancienneté dans la fonction publique.

 «J'ai 49 ans aujourd'hui et ma carrière a été gelée il y a 12 ans. (...) Je suis d'accord sur le non-cumul des mandats mais je réclame un vrai statut de l'élu qui puisse faire son mandat sans être pénalisé.»  

Le député Marc Dolez touche 5245,26 euros
Marc Dolez du Parti de gauche ne possède qu'un seul mandat : celui de député de la 17e circonscription du Nord. A ce titre, il perçoit une indemnité net de
5245, 26 euros. Il exerce son activité à temps plein. 
Question patrimoine, le député botte en touche : « Je considère que ça relève de la sphère privée. »

Lionel Courdavault, des revenus estimés à 2972 euros  
n  Le maire de Roost-Warendin fait partie des rares élus qui ont refusé de répondre à nos questions. Nous avons donc procédé à une évalutation de ces indemnités en fonction des barèmes officiels. En tant que maire, Lionel Courdavault perçoit une indemnité de 712 euros. Depuis l'élection de Christian Poiret à la présidence de la Communauté d'agglomération du Douaisis (CAD), il occupe les fonctions importantes de vice-président chargé des questions économiques. A ce titre, Lionel Courdavault touche une indemnité de 2200 euros net. Ce qui nous fait un total de 3900 euros net par mois. Sans compter ses fonctions de président du SCoT... 

2567 euros pour Michel Meurdesoif
Le maire d'Aniche (PCF) perçoit pour son mandat d'élu, celui de président du syndicat des eaux et vice-président du centre gestion une indemnité totale de 2567 euros net. Michel Meurdesoif n'exerce pas d'activité professionnelle et ne bénéficie pas d'avantage en nature. Il est propriétaire de sa maison à Aniche, « payée en 25 ans ».

Article rédigé par :
Laurent Goudet

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