
Dominique Bailly se dit prêt pour une fusion des intercommunalités du Douaisis.
Dans une longue interview, Dominique Bailly plaide pour une grande intercommunalité. Il tend la main aux élus du Douaisis.
«Orchies, c'est la chicorée Leroux, et le basket.» La formule est de Dominique Bailly, maire d'Orchies, conseiller régional et président de la Communauté de communes du Coeur de Pévèle. Le premier magistrat aimerait aller encore plus loin et se dit prêt, s'il le faut, à rejoindre une grande communauté d'agglomération du Douaisis.
L'Observateur du Douaisis : la Communauté de communes du Coeur de Pévèle ne regroupe que deux communes. Ne seriez-vous pas plus forts en regroupant tout l'Orchésis ?
Dominique Bailly : pas du tout ! Quand en 2002, on a commencé à parler de l'intercommunalité dans le Douaisis, je prônais déjà la grande agglomération du Douaisis. Si nous avions été ensemble dans une communauté de communes regroupant l'Orchésis, nous aurions été plus faibles au contraire. Actuellement, ça fonctionne bien avec Beuvry-la-Forêt car on travaille bien ensemble. Si nous évoluons, c'est pour avoir plus de force. Nous ne bougerons que vers une grande agglomération du Douaisis regroupant toutes les intercommunalités de l'arrondissement, de la CAD, de Coeur d'Ostrevent, d'Espace en Pévèle et de Coeur de Pévèle.
Cette grande agglomération, c'est faisable ?
Ce n'est pas possible uniquement en raison de problèmes politiciens. Mais oui, c'est ce qu'il faut faire ! C'est ce que nous ont dit des responsables économiques ou associatifs ici même en mairie d'Orchies. Il n'y a que des blocages politiciens. Les socialistes du Douaisis se battront pour une grande communauté d'agglomération du Douaisis en s'appuyant sur la spécificité du territoire et sur nos forces respectives. Pour les implantations d'entreprises par exemple, ça n'a pas de sens de se concurrencer.
Messieurs Poiret et Candelier partagent votre opinion ?
Aujourd'hui, je vous dis non. En 2002, déjà, nous étions prêts à aller dans un exécutif présidé par Jacques Vernier. C'est l'intérêt de nos concitoyens et de notre territoire. Le Douaisis peine par rapport à cette situation.
« Moi, je tends la main et j'attends »
Paradoxalement, cette revendication vous isole ?
Nous sommes loin d'être isolés. Notre communauté de communes fonctionne convenablement aujourd'hui. Mais si on doit évoluer, il faut que ce soit vers le Grand Douaisis.
Le Pays ne pourrait pas être une solution d'union pour vous ?
Il est hors de question que le Pays de Pévèle se transforme en grande communauté de communes comme certains l'imaginent. Comme Thierry Lazarro. Nous avons intégré le Pays pour obtenir certaines subventions. Si nous intégrons une grande communauté d'agglo, ça nous ouvre d'autres portes : Orchies pourrait bénéficier de crédits politique de la ville.
Vous êtes en contact avec des élus comme Christian Poiret ou Jacques Vernier sur certains dossiers ?
Non, et je le déplore. Seule une structure comme le SCOT avait permis à tous les élus du Douaisis de toutes sensibilités de se réunir. Il fallait une sortie politique à ce schéma, il fallait le porter tous ensemble. Peut-être que si ça ne marche pas aujourd'hui c'est à cause des identités politiques différentes.
Cela ne vous fait pas peur d'intégrer une structure dominée par Douai ?
Je n'ai pas peur de Douai. Je n'ai pas encore abordé cette question avec M. Poiret. Je l'avais abordée avec Jacques Vernier. Je n'ai pas d'a priori et je suis prêt à travailler avec le président de la CAD. Je tends la main et je me tiens prêt.
Le nouveau sous-préfet a déjà évoqué le sujet des intercommunalités et les possibles fusions...
Je sais qu'un jour la communauté de communes Coeur de Pévèle n'existera plus. Quand, je n'en sais rien. On va devoir m'expliquer pourquoi on ne veut pas de cette grande communauté d'agglo. Moi, je tends la main et j'attends.
Article rédigé par :
Bruno Place